Les choses du pays…
Alors voilà que me promenant sur le web (par RSS interposé) je tombe sur un article qui attire mon attention puisqu’on y parle de Technologie, de développement et surtout du Cameroun.
L’article en question relate l’histoire d’un jeune étudiant camerounais du MIT (Massachussets Institue of Technology) et de son périple pour faire bénéficier à son ancienne Université (l’Université de Yaoundé – Cameroun), du programme OpenCourseWare du MIT.
J’ai bien parlé de périple parce que comme d’habitude dans ce cas, c’est un vrai parcours du combattant qu’a dû accomplir l’étudiant en question pour faire profiter à son Université d’une technologie gratuite.
Le programme OpenCourseWare est censé offrir une panoplie de cours de l’ensemble du cursus offert par le MIT. La documentation ainsi mise à disposition est donc résolument large et fournie et permet aux étudiants ne pouvant directement accéder au cursus de l’institut, d’accéder à un ensemble large de cours y étant donnés.
Il semble que l’inertie soit un réel problème pour certaines administrations de même que l’adoption de technologies nouvelles. Et c’est aussi par le biais de cet article que l’on découvre cette tendance à l’immobilisme et au refus du progrés qui caractérise certaines de ces administrations.
Il faut très souvent redoubler d’effort pour faire parvenir à maturité même le plus bénéfique des projets. Heureusement , dans ce cas, les choses semblent avoir évoluer d’elles même, mais c’est l’occasion de rappeler que ce problème d’inertie empêche l’adoption d’idées qui pourraient apporter une plus value réelle au niveau du développement.
Bien que l’on ne le note pas assez souvent, on peut supposer que l’ingénierie et les sciences intégrent une forte composante culturelle, et la diversité d’idées et de développements technologiques prends très souvent source dans la diversité culturelle des contributeurs eux-mêmes.
A ce titre l’Afrique possède une vision propre de la technologie, liée à son histoire et son développement culturel qui reste à découvrir et surtout à partager. Le marché technologique se nourrit de cette diversification culturelle et est donc par nature très favorable à ce type de diversification puisqu’il le fait croître. Mais pour profiter des probables contributions africaines encore faut-il que l’Afrique puisse rattraper les présents acteurs et ainsi puisse exprimer son idée proprement Africaine de la Technologie.
Mais pour ça, il faudrait déjà une intégration plus rapide des technologies nouvelles, et faciliter une adoption largede ces technologies, ce qui semble encore poser un problème au niveau de certains pays.
Merci pour cet article. Ca m’encourage d’abord de savoir qu’il y a vraiment des camerounais soucieux du devenir de leur pays. Je pense que ce qui nous manque ce sont des poles de regroupement afin que les uns et les autres se connaissent. Car etant isoles, nous ne sommes pas tres efficaces.
… Mais restons eveilles et communiquons.
Maintenant les difficultes rencontrees par Edison Achelengwa me fendent le coeur (comme d’habitude) et sont monnaie courante au pays
Un jeune rappeur de Deido a Douala ( Big Bzy)avait l’habitude de dire quand le hip hop camerounais n’etait pas tres bien connu de son public:” One day, one day , ca va payer ! “.
Je pense que les efforts des camerounais dans d’autres secteurs d’activites porteront leurs fruits *surtout* pour les generations a venir. Mais pour cela il faut leur preparer la route et ’supporter habilement’ la generation actuelle.
Il y a beaucoup de camerounais soucieux de leur pays et j’ai beaucoup d’exemples de ce type, mais le vrai problème réside le plus souvent dans la difficulté à mettre des projets en route.
Ca ne devrait pas être à la diaspora de faire le “forcing” pour apporter son aide au pays, il devrait y avoir des administration dédiées qui s’occuperait spécifiquement des problèmes économiques, comme cela se fait ailleurs. C’est tout de même aberrant qu’il n’y ait pas de service dédié (et surtout dynamique) par lequel des ressortissants pourraient apporter leurs contribution.
Il devrait y avoir une sorte de département ou d’office à la diaspora qui aiderait non seulement les ressortissants camerounais de la diaspora à développer leurs projets mais surtout à ceux-ci de mieux présenter les potentialités de leur pays d’origine.
Plusieurs compagnies internationales planchent sur des plans de développement en Afrique, et sont donc potentiellement génératrices d’investissement mais ayant une méconnaissance des conditions et avantages possibles, hésitent à s’engager. Pour palier à ce manque de contact, elles ont pour l’instant recours à des forums de recrutement de cadres africains en Europe ou aux USA.
C’est à ce niveau que devrait intervenir une telle structure, en fournissant des chiffres et une aide aux ressortissants de la diaspora souhaitant aider leurs entreprises respectives à intégrer des projets de co-développement. Ainsi non seulement les entreprises y gagne et sont plus aptes à investir, mais surtout les ressortissants camerounais font profiter à leurs pays de ces investissements à plusieurs niveaux. Tout le monde y gagne donc.
C’est ainsi faire d’une pierre deux coups.
Mais sinon comme tu l’as dit, je crois que chacun oeuvre plus ou moins positivement pour le pays. Peut être faut-il justement un surplus de communication pour mieux s’entraider.